Christine Major conçoit la peinture comme une pratique historiquement et socialement déterminée. Formellement, elle cherche à repousser les limites du médium en travaillant sur la notion de minceur. À l'aide de fines couches transparentes de peinture, elle donne à voir des images ténues et troubles. Par le choix des titres et des sujets, elle défend une approche féministe et contextuelle de la peinture. Dans ses productions antérieures, on a pu voir des corps de femmes se mêlant à des paysages, l'emblème de la speakerine qui induisait une réflexion sur les médias d'information ainsi que de nombreuses références à l'histoire de l'art. Enfin, de façon générale, l'art de Christine Major s'ouvre sur des questions relatives au désir de montrer, à la contemplation, ainsi qu'au statut de l'image en général.