Catherine Bodmer travaille surtout dans la sphère de l'installation et s'intéresse aux rituels qui peuplent l'univers domestique, particulièrement ceux qui ont trait à la propreté. Pour l'artiste, au-delà des impératifs dictés par l'hygiène, le rapport à la propreté soulève des questions relatives au contrôle et à l'identité. Rendre propre serait comme une tentative de délimiter, de cerner un territoire et de se définir par rapport à l'autre. Les matériaux qu'elle utilise sont le plus souvent liés au corps : charpie de sécheuse, savonnettes, sacs d'aspirateurs, eau, habits, etc. En réalisant ses installations, Catherine Bodmer désire susciter une rencontre entre les objets, les gestes et les visiteurs afin de rendre étrange ce monde qui est pourtant si familier.