
Quand ? Lundi 27 octobre, 12h (midi)
Où ? Facebook en direct : rendez-vous sur notre page
*En rediffusion sur notre chaîne YouTube : https://youtu.be/eC48Appyu-Y?si=auuzW4J750P9s8f2.
La directrice littéraire du Sabord, Anne-Marie Duquette, et la directrice artistique par intérim Ji-Yoon Han s’entretiendront avec la poète Geneviève Boudreau et l’artiste Antoine Racine autour du thème « vivariums ». Il et elle seront interrogé·e sur l’observation mise à distance par une paroi vitrée ou un décalage culturel.
L’une comme l’autre invitent, par leur création, à développer l’acuité, l’attention portée au vivant, devant et malgré nous. Ce vivant qui fourmille et qui, sans que nous y portions réellement attention, transforme radicalement le monde. Nous plongerons, en leur compagnie, au cœur de la boîte de verre.
Il sera question, lors de la conversation, des œuvres qu’il et elle présentent respectivement dans le numéro 131 – vivariums :
- « Comme un chant de cigale » (2025), la suite poétique de Geneviève Boudreau nous convoquant à scruter, par le verre grossissant de la loupe, le royaume qui prend forme dans toutes les cours arrières, quelles soient joyeusement florissantes ou docilement tondues. Boudreau rend hommage à toutes les reines qui y établissent leur demeure, de la cigale à la fourmi, en effleurant la toile tissée de dentelle d’une araignée jaune.
- « Terraformations » (2025), le tout nouveau corpus d’œuvres de l’artiste Antoine Racine. À travers sa récolte de matières alimentaires entassées dans son terrarium, Il propose de porter attention à ces paysages évolutifs où le vif et le déliquescent se fusionnent pour révéler les nuances du compost en putréfaction. Comment prendre soin du végétal qui se transforme, non pas vers la lumière mais vers l’ombre ?
Plus largement, on se demandera de quelle façon être à l’écoute du vivant, par-delà sa capture et sa conservation entre parois vitrées.
/
Biographies
Geneviève Boudreau a publié des recueils de poésie à l’Hexagone et au Noroît. Son premier recueil de nouvelles, La vie au-dehors (Boréal), reçoit le prix Adrienne-Choquette en 2020. Elle fait paraître en 2024 le recueil d’essais Une abeille suffit (Noroît, finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général et lauréat du Prix de création littéraire de la Ville de Québec et du SILQ). Cet essai réfléchit à un mode d’habitation poétique et écologique du territoire urbain. L’autrice partage d’ailleurs son temps entre l’enseignement, l’écriture, la permaculture et l’observation des abeilles indigènes.
Antoine Racine développe des systèmes éphémères orientés vers la vitalité des matières qui les composent. Par son travail, iel s’applique à déplacer notre attention vers des formes d’existence dites « mineures » : moisissures, variations atmosphériques, bactéries, ondes radio, artéfacts piratés, matériaux résiduels. Ses (dé)compositions participent ainsi à l’affinement de sensibilités écologiques, dans les décombres de nos pratiques et technologies d’inattention. Antoine est titulaire d’une maîtrise en Intermédia de l’Université Concordia, à Tiohtià:ke/Moonyiang/Montréal, où iel vit et travaille.